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Le N’goni

Instrument à cordes de différentes longueurs, s’appuyant sur un chevalet et fixées sur un manche enchâssé dans une callebasse, le N’Goni est communément appelé la guitare africaine.

On distingue 3 principales versions du N’Goni en Afrique de l’Ouest :

Le DONSO N’GONI

Visiblement similaire au Kamele N’Goni, le Donso N’Goni est un N’Goni Basse dont l’usage est principalement traditionnel. Monté avec seulement 6 cordes et bien plus épaisses, le principe de son jeu rythmique est lancinant, très proche des tourneries hypnotiques de son cousin Gnawa, le Gumbri du Maroc. C’est l’instrument attitré des DONSO, des féticheurs aux pouvoirs extra-ordinaires, grands chasseurs et guérisseurs de génération en génération, ils restent les gardiens des pratiques animistes ancestrales. L’art mystique du Donso se transmet habituellement de père en fils.

Le DJELI N’GONI

Sur les trois, c’est le seul N’Goni dont on pince les cordes pour en modifier la note. C’est un instrument généralement utilisé par les Peuhl et les ethnies du Sahel comme les Touaregs ou les Songaï dans leur musique de prédilection, le Takamba. DJELI signifiant GRIOT, inutile de préciser que là encore, le N’Goni est l’instrument incontournable pour chanter les louanges et narrer les exploits des grandes dynasties comme ces nobles familles Touré, Keita, Maïga, Tall, Haïdara et … la liste est longue !

Le KAMELE N’GONI
Le kamele n’goni est le « n’goni des jeunes » dans le sens où ce sont les dernières générations qui ont inventé cet instrument. Ainsi, le nombre de cordes varie de 8 à 12 cordes (14 très rarement) et les clès mécaniques ont remplacé les peaux, boyaux ou ficelles pour pouvoir s’accorder en fonction des instruments présents. Le reste de sa fabrication est sensiblement la même que les autres n’gonis. Très populaire, il connait un essor considérable en Afrique comme dans le reste du monde.
Le plus connu des idiophones africains est le balafon, sorte de xylophone. Les accords et les gammes sont différentes selon les ethnies, les dialectes mais la composition reste la même pour tous : une structure en bambou, des lames en bois et des calebasses en guise de caisses de résonnance. Chaque lame est testé avec sa calebasse correspondante afin que le tout soit accordé comme on le souhaite. Les deux gammes sont : pentatonique (bala dioula ou sénoufo) du Burkina Faso et le diatonique de Guinée. Le légendaire sosso bala de Soumaoro Kante est encore gardé de génération en génération à Niagassola en Guinée par la famille Kouyate.

Source : afroboutik.kingeshop.com

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