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Les Bororos du Cameroun

Peuples vivant dans la partie sahélienne du Cameroun, éleveurs et nomades dans leurs grandes majorités, venus du soudan et réputés pour leurs savoir-faire pastorale, les bororos ou peuls ont toujours été une source d’attraction et de curiosité.

Les bororos ces nomades peuls sont sujets à beaucoup de d’incompréhension au Cameroun et dans l’ensemble des pays où beaucoup d’entre eux résident de manière provisoire ou définitive. Ils se sont installés dans la partie sahélienne depuis des siècles et ont formés de fortes colonies suite aux multiples mouvements migratoires à la quête des pâturages pour leurs bêtes qui leur auront permis d’atteindre ces terres. Rattrapés par le modernisme et ces contraintes, ces éternels nomades sont perpétuellement à la recherche d’un équilibre dans un monde en constant mouvements. Leur identité se voit ainsi menacé par les discriminations multiformes qu’ils subissent au sein d’une civilisation moderne écrasante pour les peuples minoritaires sans aucune défense qui ne demande qu’a mener une vie ordinaire. Aujourd’hui plusieurs parmi eux parcourent encore les savanes des pays chauds de l’Afrique Orientale à la recherche du meilleur espace pour faire paître et abreuver leurs bétails. Contraint par leur quotidien, ces bergers peuls sont de tous les temps restés à l’écart de la mouvance du mondialisme, à l’écart du développement, à l’écart de l’éducation universelle, loin de toutes autres formes d’influences du monde occidental ou exclu de tous les programmes de réinsertion mise en œuvre par nos gouvernements. Au vu de tout ce qui précède, il est une question qui persiste : auront-ils les moyens de survivre dans la jungle du mondialisme et toujours la force de préserver cette culture qui est la leur de celle occidentale, vorace et ingrate ?

Aujourd’hui le fait pour ces nomades du soleil d’être à la croisée de chemin avec leurs homologues des collines du nord-ouest qui ont traversés et se sont implantés dans les verts pâturages de ce côté-là, prouve qu’ils ne font pas seulement parti du décor mais représente remarquablement une façade incontestable de l’identité culturelle du sahel camerounais. L’intérêt que nous portons de ces peuls est la marque d’une volonté d’imposer le changement d’attitude à leur l’égard, synonyme d’une reconnaissance du droit qu’ils ont de vivre pleinement leurs réalité au milieu d’une société devenue unilatérale. Signe d’une prise de conscience véritable, nous appelons à une mobilisation tout azimut pour la préservation de cette culture peul si chère au sahel. Un cri que nous lançons envers nos dirigeants vis à vis de leurs personnes fragilisées par la civilisation moderne et le développement. Entre temps, dans la partie septentrionale du pays, il demeure toujours lésé pour plusieurs raisons. Leur style de vie est différent, réservé est malheureusement parfois totalement opposé à celle des autres peuples autochtones à combien forte raison celle des étrangers qui les avoisinent. Cette réalité se répercute également sur le vécu de leurs enfants trop souvent sujet d’indifférences, d’intrigues et d’injures ndans nos la société ainsi que dans les écoles. Ils sont des hommes très attaché à leurs cultures, amoureux de leurs us et coutumes qu’ils ont su préserver jalousement jusqu’à nos jours non sans en subir le revers de la médaille. Ils demeurent toujours liés à leurs origines, maintiennent presque toujours le mêmes rythme de vie. A titre d’exemple : l’âge du départ en mariage chez les jeunes filles tourne autour de 13 à 16 ans, ce que la société moderne taxe de  »précoces » ; ils ont conserver leurs costumes (pagnes et boubou chez les femmes, gandoura ou Djalaba pour les hommes) ; la beauté se fait de manière (nahalé, nattes, scarifications, piercing, bijoux en matériaux locaux, …) ; ils ont maintenus le système social sur le plan alimentaire, sanitaire (décoctions et breuvage) et patrimonial (chants, danses, rituels, …) et ils ont réussi à maintenir dans l’ère du temps leurs types d’habitacles (cases rondes aux toits pointu faites de pailles) devenus des véritables attraits touristiques.

Pour des raisons de survis culturel, ils sont restés en marge du système éducatif, ce qui s’ajoute au compteur de leurs difficultés d’insertion au sein du tissu social. Peu sont ceux des bororo jusqu’à ce jour qui ont eus le privilège d’aller à l’école du nassara (le blanc en fulfulde). La société moderne voit en eux des analphabètes, à tort ou à raison, les classe en arrière plan quand il s’agit de répartition. Pourtant vu sous le prisme assez représentatif de notre réalité sociale qu’est la culture, les bororos méritent pleinement d’être récompensées pour leurs ténacités culturelle qui aura permis que l’immensité de leur savoir-faire ancestral soit quasiment intacte et pouvant être transmis aux autres civilisations par le biais de l’échange. Au même registre de ces difficultés, on note aussi leurs incapacités à intégrer les autres corps de métier. Ils sont généralement berger et exceptionnellement autre chose. Pourtant l’élevage traditionnel tend à disparaitre, les pâturages se font de plus en plus rares et les villes dérobent l’herbe des savanes sous leurs fondations.

Actuellement beaucoup d’organisations et de sociétés civiles militent pour leurs causes et parmi celles qui exercent activement dans cette partie nord du pays figure le MOSCODA une organisation locale, dont les fondateurs sont des peuls instruits et avertis. Cette association vise à défendre la richesse patrimoniale bororo contre les assauts du modernisme. Une initiative qui si elle est reproduite et soutenue à grande échelle, modifiera très certainement les futures décisions qui seront prises à l’égard des peuples minoritaires. Ce constat flagrant de la marginalisation des indigènes de part le monde qu’ils soient ceux des forets comme les Pigmés du Cameroun les indiens de l’Amazonie ou encore nos peuls de la savane, est peu être là la raison de leurs progressive disparition. Il est donc temps que nous leurs accordions une sincère attention, en « reconnaissance de leur légitimité existentielle », que nous prenons l’engagement de les protéger face au rouleau compresseur des civilisations occidentales qui agissent sur nos sous cultures d’Afrique comme des virus pugnaces. Nous espérons que les gestes isolés de certains à leurs égard ne seront pas justes des simples slogans ou des actes intéressés orientés vers des buts égoïstes car l’enfant bororo du Cameroun septentrional à besoin de plus que de la pitié ou de la compassion mais du respect npour sa différence et surtout besoin de nous que nous manifestons de l’amour pour sa culture. Tout ceci pour que plus jamais les bororos ne soit plus victimes d’isolement comme l’ont été leurs ancêtres et parents pendant des siècles.

Rodrigue TAPEO
chateaunews.com

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