Ce n’est un secret pour personne, Pierre Yem Mback était le fidèle conseiller de Ruben UM NYOBE. Résistant et vigilant, il avait découvert que Théodore Mayi Ma Matip transmettait les informations à l’administration coloniale par l’agent de liaison Josué Bassogog via Eléazard Mbog Mbog Tomman et avait informé le Mpodol qui, curieusement, n’avait rien entrepris.

Mayi ayant échoué dans sa mission de rallier Um Nyobe, détestait particulièrement Yem Mback. C’est pourquoi il était la première cible.

Le 12 septembre 1958, Um Nyobe aurait été amené par les officiers blancs et gardé au secret. D’autres sources disent qu’il avait été amené à Yaoundé ou à Batchenga. Sa valise blanche qu’il ne quittait pas est amenée à Makaï. Mayi et Yembel sur le chemin tombent sur les militaires qui ont fait le carnage du Grand Maquis et sont faits prisonniers (?) pour quelques heures. Ils rentrent au camp de Boumnyebel. De tous ces rescapés, personne ne s’intéresse au sort du Mpodol maintenu au secret. Les Upecistes ne sont pas alertés à temps. L’opinion publique nationale et internationale par conséquent qui auraient tenter quelque chose pour le sauver n’est pas informée. Le secret total est observé, sans doute attendaient-on la décision finale pour ne pas déclencher une intervention.

UM ainsi capturé, ses fidèles tués, l’Etat major remonte l’information à Jacques FOCCART du gouvernement français via Fort Lamy (Njamena au Tchad). Le Premier Ministre Ahmadou Babatoura AHIDJO est alors informé. Les colons ont bon espoir que désormais seul, UM NYOBE n’aurait plus de choix que d’accepter tout pour sauver sa peau.

À suivre… !

Articles précédents :

Hilaire Hamekoue

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

trois × 5 =