Daouda Ndiaye
Daouda Ndiaye

Le professeur en médecine et spécialiste mondial sur le paludisme, Daouda Ndiaye, vient d’être nommé conseiller spécial par à l’université américaine de Harvard. Le sénégalais est le premier africain à accéder à ce niveau de responsabilités dans l’une des plus prestigieuses universités au monde. Le concepteur du test de diagnostic sur le paludisme dénommé « illumigene Malaria », est ainsi le premier Africain nommé à ce poste.

Le Professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). En mai dernier, le chef du département de parasitologie de l’UCAD était invité, aux Etats Unis, par la Fondation Bill et Melinda Gates pour discuter des grandes stratégies pour l’éradication du paludisme dans le monde. Un séjour fructueux au cours duquel la proposition d’occuper le poste de conseiller spécial à l’Université Harvard lui a été faite, selon le communiqué parvenu a l’APS,

Daouda Ndiaye siège depuis 2017 au Conseil exécutif de la Société américaine de médecine tropicale, et est conseiller technique au bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève.

Mission Stratégique

La réaction de Daouda Ndiaye a été positive après que la nouvelle soit rendue publique. L’enseignement et chercheur émérite se dit à la hauteur : « Je viens d’accepter la proposition de Conseiller Spécial qui m’a été faite par l’ Université Harvard de Boston aux États-Unis. Ma mission consistera à proposer les meilleures stratégies en matière d’enseignement, d’innovations et de stratégies pour l’éradication du paludisme. ».

Découverte Révolutionnaire

Le Professeur en médecine Daouda Ndiaye est l’inventeur du test du paludisme dénommé « Illumigene Malaria ». Il est un brillant universitaire détenteur de plusieurs diplômes scientifiques et distinctions internationales dans le domaine de la recherche médicale.
La découverte « révolutionnaire » dont il détient la paternité, est un test de diagnostic sur le paludisme qui permet de faire des avancées significatives dans la lutte contre le paludisme. La pandémie demeurer jusqu’à ce jour une des trois principales causes de mortalité infantile dans le monde, ravissant une vie à chaque minute.
Ce travail qui a duré une dizaine d’années d’investigation et d’évaluation est validé au Sénégal par des essais cliniques déroulés à Rufisque, Pikine, Thiès et Dakar.

Scientifique humble

Chef de l’unité de Parasitologie-Mycologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de l’hôpital Aristide Le Dantec, Daouda Ndiaye, un scientifique humble qui s’adonne coeur et joie aux recherches pour sauver des vies. Malgré son jeune âge, il a développé cette grande découverte pour la médecine sénégalaise, africaine et mondiale. Avec cette invention, le concepteur, riche d’une expérience professionnelle enviable, rentre dans la lignée des grands savants.

Brillantes études

Daouda Ndiaye, l’air jovial et avec une allure de sportif, a obtenu son premier diplôme universitaire (Baccalauréat, série D) il y a juste 24 ans. Le jeune étudiant quitte alors son Pikine natal et se fond dans la masse estudiantine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) où il obtient, en 1999, son Certificat d’Etudes Spécialisées en Parasitologie et Mycologie.

En 2000, Daouda Ndiaye décroche le titre d’ancien interne des hôpitaux de Dakar mais également son doctorat en pharmacie au Temple sénégalais du Savoir. Et après l’obtention de diplômes en biologie animale, insatiable et tendant toujours à la perfection, Daouda empoche un Doctorat Es-Sciences à l’Université américaine de Harvard, en 2007.

Entre 2009 et 2010, le chercheur accroche à son tableau de chasse deux diplômes de Mycologie médicale à l’Institut Pasteur de Paris et à l’Université de Paris VII, en France.

Le grade de Professeur titulaire des Universités délivré en 2014 à Ouagadougou, au Burkina Faso par le CAMES vient s’incruster sur l’épaulette de la robe universitaire de Daouda Ndiaye.

« SEULS LES AFRICAINS SONT CAPABLES D’ÉLIMINER EUX-MÊMES LE PALUDISME DU CONTINENT ».

Cette déclaration choc, le chercheur en fait son cheval de bataille. Au cours d’une rencontre avec ses paires il a dit à qui veut l’entendre que “seuls les africains sont capables d’éliminer eux-mêmes le paludisme du continent”. Une position étayée par son importante trouvaille.

Le professeur à la faculté de médecine de l’UCAD explique par la suite que « ce test va permettre de détecter tous les parasitémies et d’apporter un soutien considérable dans la prise en charge du paludisme, pour les malades qui en souffrent, mais également, dans les efforts vers l’élimination de cette maladie ».

Daouda Ndiaye, né dans un milieu défavorisé, à Pikine, dans la banlieue dakaroise s’était très tôt donné comme leitmotiv de débarrasser la maladie des sites vulnérables. « Le paludisme fait des ravages dans la banlieue. J’en étais moi-même victime de façon tellement atroce que j’avais perdu connaissance. A mon réveil, j’ai nourri l’envie et la ferme volonté de me battre pour sortir les populations déshéritées de cette souffrance », a indiqué Daouda Ndiaye.

Ayant toujours cet engagement en bandoulière, le jeune Daouda Ndiaye, devenu adulte n’a arrêté de gravir les échelons universitaires et d’engranger des points dans ses recherches jusqu’à mettre à la disposition de l’Afrique et du monde en général le test “illumigene Malaria” pour abréger les souffrances des populations.

Le nouveau test sur le paludisme qui établit une norme nouvelle de référence en vue d’un diagnostic est breveté depuis le 26 janvier 2016 et est déjà disponible en Europe et au Moyen Orient.

Distinctions scientifiques

Chercheur associé à l’Université Harvard de Boston, aux Etats Unis depuis 2007, Daouda Ndiaye est également Maître de Conférence Agrégé, chef de laboratoire au CHU Le Dantec de Dakar et Conseiller Technique à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au Bureau principal de Genève (Suisse).

Récent lauréat du prix “Jambar 2014” de la lutte contre le paludisme au Sénégal et détenteur du Certificat de mérite de la lutte contre le paludisme en Guinée.

Daouda Ndiaye est également à la tête de plusieurs directions nationales et internationales comme le Centre africain d’Excellence sur la Génomique des maladies infectieuses de l’UCAD, le projet USAID/Broad Illimuna dans la recherche Génétique pour le Sénégal, le programme Sénégal Harvard Malaria Initiative (SHMI), etc.

Contributions et Collaborations

Le chercheur sénégalais a aussi assisté à plusieurs congrès et séminaires scientifiques internationaux tels la réunion de Seattle (USA) sur les Stratégies de lutte contre le Paludisme organisée par la Fondation Bill & Melinda et le Congrès de la société africaine de parasitologie à Abidjan (Côte d’Ivoire), il y a peu.

Directeur et co-directeur de plusieurs thèses de doctorats en pharmacie et directeur de mémoire master, Daouda Ndiaye a publié ses travaux scientifiques dans plusieurs revues spécialisées à travers le monde.

Daouda Ndiaye est marié à une épouse, également de son milieu de prédilection, la médecine avec laquelle il chemine dans ses ambitions.

Sources : aps.sn, dakaractu.com, Xibaaru.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here