Fotsing Nzodjou
Fotsing Nzodjou
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1. Il faut comprendre que l’Afrique sera libérée malgré elle. Alors, n’attends pas l’approbation du peuple pour te lancer. Car Il est malade, ce peuple. Sans blague !

2. Tu trouveras difficilement des compagnons de lutte très sérieux, dévoués et déterminés à militer sans attendre une contrepartie.

3. Il faut savoir que le peuple pour qui tu lutte est ton premier obstacle car esclave ignorant, il vit dans l’illusion du conformisme et n’a plus besoin de liberté.

4. Il faut être capable de supporter les jubilations populaires quand tu seras arrêté ou réduit au néant. Ils diront: ‘’ Qui lui à demander d’attaquer le système?’’

5. Il faut savoir que même si tu investis tout tes revenus pour la cause africaine ou de ton pays, le jour où tu tomberas malade, ceux pour qui tu luttes se moqueront du fait que tu ne sois pas capable de payer le paracétamol. Ils diront : « Il est même incapable d’envoyer son enfant à l’école, c’est un pauvre. C’est à cause de la faim qu’il bavarde »

6. Comme Um Nyobe, Ouandie, Ateba Eyene… et les autres, après ta mort, ta femme et tes enfants seront laissés dans la souffrance, ta tombe abandonnée et ta famille vivra misère et moqueries.

7. Il faut savoir que, si tu luttes contres un système politique mortifère, le gouvernement de ton pays ainsi que la population manipulée te détruiront. Et si tu luttes contre l’impérialisme, tu n’auras même pas la chance de t’exiler à l’étranger quand tu seras pourchassé. NB : on ne peut pas combattre l’impérialisme et soutenir les politiques humanivores qui y sont attachées.

8. Ceux qui te suivront en te soutenant dans ton combat seront des personnes sans gros moyens. La vulnérabilité rendra certains traitres et ta mort sera exécutée par ton entourage.

9. Ton combat portera sur le futur et le besoin de vivre la victoire avant de partir ne doit pas te traverser l’idée, sinon tu ferras la politique politicienne.

10. Quand tu combattras avec témérité et que tes actions seront cohérentes et justes, les personnes sérieuses et honnêtes seront toujours avec toi. A ta mort, l’histoire sera écrite aussi par toi et ton nom entrera dans le panthéon de cette histoire.

Si tu trouves que ce que je dis la est trop difficile, ne t’engages pas, toi. Vas toi chercher ton agent et dimanche tu pries Dieu.
Dans une société de sots, la place du sage est en prison…

Moi je n’attends rien des Africains, je sais que le chemin est long.

Fotsing Nzodjou, Combattant de la liberté