hors-sujet
Stand du Kenya lors d'un salon internatinoal en Chine. Crédit photo : IEG
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On lutte pour l’indépendance de l’Afrique, certains intellectuels africains préfèrent parler d’Egypte antique.

Tout le monde se demande comment on va joindre les deux bouts, les intellectuels africains préfèrent passer leur temps à prier un Dieu qui n’existe pas.

La Chine invite les pays du monde à venir lui proposer ce qu’elle pourrait acheter pour équilibrer les balances commerciales, nous débarquons avec les masques et les tam-tams.

Tous les pays se demandent comment on va faire pour améliorer le système éducatif, les intellectuels africains sont plus préoccupés comment on va organiser l’énième cérémonie pour l’enterrement en masse de quelqu’un qu’on ne connaissait pas et qui n’a bénéficié d’aucune attention quand il était malade.

Alors qu’en France depuis la loi de 1905, il est strictement interdit à une école même confessionnelle de parler de Dieu, de Jésus ou de Mahomed à un enfant durant les heures officielles de cours, en Afrique, ce sont les proviseurs qui organisent les séances de prières pour débuter les conseils de classe.

Le monde entier se demande comment trouver l’argent pour transformer les ressources du sous-sol, les intellectuels africains se vantent d’en posséder et ils en sont très contents.

Les intellectuels du monde se battent afin que triomphe l’économie sur la politique. Chez nous, les intellectuels se battent afin que ce soit la politique à rester au coeur de tout débat sociétal. L’important c’est qu’ils trouvent leur part de mangeoire.

Les intellectuels du monde se battent pour être des patrons, chez nous, les intellectuels célèbrent leurs diplômes et leurs postes de salariés, d’esclaves.

Le monde entier investit dans les usines qui vote donner l’argent à placer dans l’immobilier. Les intellectuels africains préfèrent emprunter l’argent à la banque pour investir dans l’immobilier sans se demander si les locataires auront un travail stable sur le long terme pour payer le loyer.

Tout le monde investit sur les enfants pour garantir une transmission générationnelle saine et profitable, les intellectuels africains préfèrent investir sur leurs habits, leurs chaussures, leurs voitures pour épater les idiots.

Sommes-nous nés ou juste formatés pour rester constamment Hors-Sujet ?

Jean-Paul Pougala