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Les Chefs d’État et de gouvernement de l’espace CEEAC (Communauté économiques des États de l’Afrique centrale) se retrouvent à Libreville, au Gabon, le 27 novembre courant pour leur 18ème sommet.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, participera à ce sommet à l’issue duquel il prendra les commandes de cette communauté sous–régionale.

Le nouveau mandat que le Chef de l’État congolais va entamer à partir du 27 novembre à la tête de la Communauté Économiques des États de l’Afrique Centrale est fait de plusieurs défis, notamment dans le domaine économique.

Denis Sassou N’Guesso devra proposer des mécanismes pouvant permettre de booster l’économie de la sous-région qui a connu deux coups successifs, à savoir la baisse drastique du prix des matières premières dont le pétrole et la crise sanitaire dont les effets dépassent de très loin le seul cadre économique.

En homme de défis, le Chef de l’Etat congolais n’est pas à son premier challenge. Il a d’ailleurs conduit les reformes qui ont abouti à la nouvelle structuration de cette institution.

Réformes dont l’objectif était « d’améliorer l’efficacité et l’efficience de la Communauté, pour en faire une Communauté Economique Régionale viable et forte, dotée d’un Exécutif à l’architecture rénovée et adaptée aux défis de l’heure », expliquait Ahmad Allam-Mi à Brazzaville, en octobre 2019.

Ces changements adoptés au cours du sommet de Libreville en Août dernier ont porté, notamment, sur la transformation du Secrétariat Général de la CEEAC en une Commission.

L’organe exécutif a été alors doté de plus de prérogatives et de marge de manœuvre pour conduire le processus d’intégration régionale, et sécuritaire, avec l’insertion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) dans l’architecture institutionnelle de la Communauté.

Au cours de ce nouveau mandat à la tête de la communauté sous régionale, le Chef de l’Etat congolais est appelé à mettre en place des mécanismes qui devront permettre de relever deux défis majeurs : la crise économique et la crise sanitaire.

Il devra mettre bouchées doubles pour que la zone CEEAC retrouve son équilibre macro-économique. Un objectif dont l’atteinte passerait par l’effectivité de la diversification de l’économie, qui doit devenir une priorité des pays de la sous-région.

Maintenir la tendance baissière des taux de contamination dans la sous-région et en filigrane éviter une deuxième vague de l’épidémie en Afrique centrale est un autre défi de taille, au regard de l’immensité des besoins liés à la lutte contre la pandémie à coronavirus.

Considérée comme la région la moins intégrée du continent, l’Afrique centrale fait les frais d’une bipolarisation CEEAC-CEMAC qui a souvent laissé entrevoir des germes de rivalités entre pays.

La question a été sur la table des experts qui ont réfléchi dans le sens d’aboutir à une seule et unique institution. La création d’une seule institution communautaire en Afrique centrale permettra une réelle intégration économique culturelle de l’Afrique centrale, face à la bipolarisation actuelle considérée comme un frein à l’intégration.

Denis Sassou N’Guesso devra mener à bien cette autre réforme, en rappelant à ses pairs, l’intérêt de concrétiser cette option pour le bien-être des populations.

Un autre défi est, sans conteste, la lutte contre le terrorisme et donc, le rétablissement et le maintien de la paix dans la sous-région où certains pays font face, de façon directe, aux assauts meurtriers des groupes Djihadistes.

Ecologiste affiché, Denis Sassou N’Guesso devra prendre en compte la lutte contre les changements climatiques dans la sous-région. Il ne peut en être autrement dans la mesure où il en a toujours fait son leitmotiv.

Est-il besoin de rappeler qu’il est le Président de la Commission forêt du bassin du Congo ? Il mettra sans doute son expérience, dans ce domaine au service de la sous-région.

Wilguette Eznez