ernest ouandie, upc cameroun
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Son crime : amoureux de la liberté, avec ses camarades de l’UPC, (parti politique interdit par la France depuis 1958), sur la photo (tous assassinés par la France) ils s’étaient opposés à la colonisation et post-colonisation britannique et française (pays dit, des droits de l’homme) du Cameroun.

Ils ne savaient pas que les “Droits de l’Homme” étaient en réalité, les “Droits de l’Homme Blanc” et qu’il y avait une belle nuance et diffférence avec les “Droits des Humains”.

Ils ont été tous foudroyés par la France, ce grand pays qui nous fait la leçon au monde entier, comme champion de la Liberté et de la lutte contre l’oppression des peuples.

Lorsqu’on voit la navigation à vue que la France fait de la gestion de la crise du Covid-19 : cafouillage dans la gestion des masques, absence des tests et maintenant, incapacité à mettre sur pied la logistique pour vacciner les français, on est en droit de se demander si cette France là était suffisamment lucide de tuer tous les hommes intelligents du Cameroun pour se contenter des médiocres à manipuler à sa guise.

Figurez-vous que tous les pays européens ont reçu la même quantité de vaccin le même jour, aujourd’hui 2 janvier 2021, l’Allemagne a vacciné plus de 200.000 personnes, alors que la France n’a vacciné que 232 personnes.

La France voulait coloniser toute l’Afrique sans en avoir les moyens et a été responsable des tueries les plus impensables au Cameroun, à Madagascar et en Algérie.

Comme aujourd’hui, l’Allemagne avait dit qu’elle n’avait pas les moyens de coloniser plus de 4 pays africains et s’est contentée du Cameroun, Togo, Tanzanie et Namibie. Et même là, le génocide des Héreros en Namibie est là pour nous prouver que les européens ne vont nulle part pour partager la vie et l’espace avec les autochtones.

Lisez le clivre : “Coloniser c’est Exterminer” de Olivier Le Cour Grandmaison pour comprendre à quel point le mot “colonisation” n’est synonyme que de : “Extermination des autochtones”.

Et c’est parce qu’on n’arrive pas à exterminer tout le peuple même docile, qu’on en élimine tous ceux qui s’opposent à l’oppression. Cela s’appelle : “l’extermination sélective” en jargon des acteurs de la violence coloniale.

Ce mois de janvier 2021, cela fait 50 ans que Ernest Oundié a été fusillé à Bafaoussam. L’église Catholique avait prétendu servir de dialogue entre l’UPC et la France. Ils lui ont fait confiance. La suite, on la connait.

Mais la France n’a aucun intérêt que les camerounais parlent de cette histoire. Voilà pourquoi elle nous a imposé durant ces années des programmes scolaires où on parle du monde entier, mais pas du Cameroun.

Aujourd’hui, le programme scolaire en vigueur veut qu’on parle du Cameroun, mais non seulement les éditeurs français le boycottent, mais interfèrent avec la complicité de quelques camerounais, pour empêcher que les camerounais (comme moi) qui ont écrit les livres en accord avec ce nouveau programme ne soient pris en compte.

Conclusion

La liberté est un processus de conquête. Ils ont commencé la lutte pour libérer le Cameroun, à nous de continuer par les moyens modernes à notre disposition, que sont l’industrialisation et les nouveaux manuels scolaires qui forment différemment nos enfants à savoir exactement ce qui s’est passé dans notre pays, pour décider de ce qu’ils en feront demain.

Jean-Paul Pougala